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Batteries électriques : une filière d’avenir en Auvergne-Rhône-Alpes

Article Mise à jour le 15 septembre 2026
Publié le 17 juin 2024 Mis à jour le 15 septembre 2026

La filière des batteries joue un rôle majeur dans la transition énergétique, l’électrification des mobilités et la réindustrialisation de la France et de l’Europe.

La région Auvergne-Rhône-Alpes occupe une place importante dans le développement de cette filière grâce à la présence d’entreprises industrielles, de laboratoires de recherche, de centres de formation et d’acteurs spécialisés dans les matériaux, la chimie, l’énergie, le recyclage et les technologies liées au stockage de l’énergie.

Le développement de cette filière est soutenu par la croissance du marché des véhicules électriques et par les politiques européennes et nationales en faveur de la décarbonation des transports, du renforcement de la souveraineté industrielle et de la sortie progressive des moteurs thermiques à l’horizon 2035.

Vers une production de lithium en Auvergne-Rhône-Alpes

La Région Auvergne-Rhône-Alpes ambitionne de devenir un acteur majeur de la production de lithium nécessaire à la fabrication des batteries, grâce à deux projets portés par le groupe Imerys. Dans l’Allier, le groupe prévoit l’exploitation d’un gisement de lithium à Échassières, associé à une activité de transformation du minerai à Saint-Victor. Ce projet est destiné à produire de l’hydroxyde de lithium pour l’industrie des batteries.

Chiffres clés

En mars 2025, on recense 162 entreprises qui travaillent pour la filière des batteries dans la région Auvergne-Rhône-Alpes. Elles sont implantées pour la plupart d’entre elles en Savoie et dans les zones d’emplois de Lyon, Grenoble et Chambéry. 

Les entreprises régionales se positionnent principalement sur l’intégration des batteries dans les véhicules et sur la conception, la production et l’intégration de cellules ainsi que l'assemblage des packs de batteries.

Des métiers d'avenir

Le développement de la filière batterie ouvre des perspectives dans de nombreux métiers industriels et scientifiques. Les besoins en compétences concernent aussi bien les jeunes diplômés que les personnes en reconversion ou les salariés souhaitant se spécialiser.


Les profils recherchés vont de l'opérateur de production au chercheur, en passant par le technicien de maintenance, l'ingénieur procédés, le spécialiste qualité, l'expert en matériaux ou le professionnel du recyclage.

La filière batterie constitue ainsi un secteur en transformation, au croisement des enjeux industriels, énergétiques, environnementaux et technologiques.

Les métiers les plus recherchés

Les métiers couvrent l’ensemble de la chaîne de valeur :

  • extraction et transformation des matières premières ;
  • recherche et développement ;
  • conception des matériaux et des cellules ;
  • fabrication et assemblage des batteries ;
  • intégration dans les véhicules et les systèmes énergétiques ;
  • maintenance et contrôle qualité ;
  • gestion du cycle de vie des batteries ;
  • réemploi et recyclage.

Les besoins sont particulièrement importants pour les profils techniques, scientifiques et industriels.

La filière mobilise de nombreuses compétences dans des domaines tels que la chimie, l’électrochimie, les matériaux, la mécanique, l’électronique, l’automatisation, la maintenance industrielle, la logistique, le numérique et l’environnement.

Parmi les profils recherchés figurent notamment :

  • des ingénieurs en électrochimie, matériaux, procédés industriels ou HSE ;
  • des techniciens de production, de maintenance ;
  • des opérateurs en fabrication ;
  • des experts en logistique, systèmes embarqués ou analyse de données ;
  • des spécialistes du recyclage.

Le développement de la filière concerne ainsi de nombreux métiers et secteurs industriels, comme la métallurgie, la chimie, la plasturgie, le caoutchouc, l’électronique et le recyclage.

Former des experts : des formations qui évoluent pour répondre aux besoins de la filière

Pour répondre aux besoins de compétences d’une industrie en évolution rapide, l’École de la batterie (EDLB), constituée d’un réseau d’écoles, d’entreprises, de laboratoires et d’institutions, a été créée. Elle propose une offre de formation couvrant différents niveaux de qualification et différents métiers de la filière, du CAP au doctorat.


De nombreuses formations déjà existantes peuvent conduire aux métiers des batteries, notamment :

  • le BUT en sciences et génie des matériaux ;
  • le diplôme d’ingénieur en spécialité matériaux ;
  • le BTS électrotechnique ;
  • le BTS pilotage des procédés ;
  • les formations en chimie, électrochimie, génie électrique, automatisation et maintenance industrielle.

Des formations directement liées aux métiers de la batterie sont également proposées :

L’AFPA dispense une formation d’Agent de refabrication et de recyclage de batteries d’accumulateurs.

À Grenoble, l’Institut national des sciences et techniques nucléaires (INSTN) propose plusieurs formations spécialisées dans le domaine des batteries lithium-ion, notamment sur la modélisation avancée, le transport et le stockage, la fabrication et la caractérisation ainsi que les applications au véhicule électrique.

Dans le cadre de la formation continue, l’Institut d’ingénierie et de management de Grenoble (INP) complète cette offre, par des formations courtes telles que :

  • piles et batteries : utilisations et sécurité ;
  • les fondamentaux des batteries lithium-ion ;
  • électrochimie : principes et applications…

Cette diversité de formations permet de répondre aux besoins de la filière, depuis la production et la maintenance jusqu’à la sécurité, la recherche, la caractérisation et le recyclage des batteries.

Le Smart Energy Systems Campus contribue à préparer les étudiants et les professionnels aux métiers de l’énergie de demain, en lien avec la transition écologique et le numérique.

Il s’agit d’un Campus des métiers et des qualifications d’excellence (CMQE), qui rassemble des établissements scolaires et universitaires, des centres de recherche, des entreprises et des collectivités afin d’adapter les formations aux nouveaux besoins du secteur de l’énergie.

Ses principaux objectifs sont notamment de :

  • former aux métiers de la transition vers une économie bas carbone ;
  • anticiper les nouvelles compétences nécessaires dans les domaines de l’énergie et du numérique ;
  • rapprocher les établissements de formation, les entreprises et les centres de recherche ;
  • proposer des formations initiales et continues à différents niveaux ;
  • favoriser l’emploi et l’insertion professionnelle dans les secteurs d’avenir.

Le campus travaille notamment sur les énergies renouvelables, les réseaux électriques intelligents (Smart Grids), les bâtiments intelligents, l’hydrogène, les systèmes numériques et la gestion intelligente de l’énergie.
 

Sources : Pôle intelligence économique et territoriale (IET) d’Auvergne-Rhône-Alpes entreprises :

  • Portrait de la filière batterie en Auvergne-Rhône-Alpes (Avril 2023).
  • Panorama régional : Le secteur batterie en Auvergne-Rhône-Alpes.