Vice Versa, Blanche-Neige et les Sept nains, Le voyage de Chihiro, Dragon Ball Z,... Le monde de l’animation 2D émerveille petits et grands depuis plus d’un siècle, transformant des idées en une illusion d’images en mouvement.
A partir de planches de dessins, les animateurs 2D donnent vie à des univers fascinants pour des films, séries, clips musicaux, animés, jeux vidéo et publicités. En alliant art et technique, ces professionnels décomposent les mouvements des personnages et leurs expressions, des objets, des décors pour les rendre plus vrais (ou non…) que nature.
Aujourd’hui deux écoles d’animation se distinguent : d’un côté, l’industrie états-unienne avec Walt Disney – Pixar, Dreamworks, Illumination Entertainment… et de l’autre l’industrie nippone, avec Madhouse, Ghibli, Tezuka Productions…. Cependant, la France suit de près ces deux géants, avec Mac Guff Ligne, Gaumont, MadLab Animations par exemple.
L'animation 2D, des origines à nos jours
De ses débuts en France à l'ère numérique actuelle, zoom sur les étapes clé de l'évolution de l'animation 2D.
Les premiers pas...
Comme le cinéma, l’animation voit le jour en France, en 1908, grâce aux dessins d’Émile Cohl. Son court-métrage, Fantasmagorie, utilise la technique du stop-motion (animation image par image) pour créer des scènes dynamiques et absurdes. Ce court-métrage en noir et blanc, d’environ 2 minutes est composé de près de 700 croquis. Il marque la naissance du « 7e art bis ».
Disney, l'âge d'or de l'animation 2D
Vingt ans plus tard, le dessin animé Steamboat Willie, distribué par la jeune société Walt Disney Productions, introduit à l'écran la souris la plus célèbre au monde, Mickey Mouse. Ce court-métrage de 8 minutes révolutionne l'animation en synchronisant, pour la première fois, le son avec l'image animée.
En 1937, Blanche-Neige et les Sept Nains est le premier long-métrage d'animation. Utilisant une caméra multi-plan, Disney ajoute de la profondeur aux décors, créant une illusion de réalité en 3D.
L'influence japonaise : Osamu Tezuka et Astro Boy
Au Japon, Osamu Tezuka, surnommé le "Dieu du manga", influence profondément l'animation avec des œuvres comme Astro Boy (1963). Cette série télévisée marque le début de la popularité mondiale de l'animé, mettant l'accent sur les émotions et des récits complexes.
L'ère numérique et l'avènement de l'animation 3D
En 1995, Toy Story est le premier long métrage en animation 3D, entièrement réalisé en images de synthèse.
Si la 3D domine aujourd'hui, des œuvres comme Le voyage de Chihiro (2001), La princesse et la grenouille (2009) ou Redline (2010) continuent de célébrer les techniques traditionnelles de l'animation.
De la planche de dessin à l'écran
Le processus créatif de l'animation passe par plusieurs étapes essentielles qui permettent de donner vie aux idées des artistes.
1 - La conception : les premières idées
Tout commence par la conception ! Les animateurs définissent l'univers visuel, le style de dessin, les personnages et l'histoire qu'ils souhaitent raconter. C'est à ce moment que le storyboard est construit. Ce document, composé de croquis, détaille les différents plans du film, les étapes du récit, les personnages, les mouvements...
2 - La préproduction : affiner les détails
L'ébauche terminée, la phase de préproduction débute. Les choix esthétiques, les techniques d’animation (traditionnelles ou numériques), ainsi que le rythme des mouvements et des scènes sont déterminés. Lors de cette étape, les artistes travaillent souvent sur des modèles d’images clés, appelées keyframes.
3 - La production : donner vie aux images
La production est la phase la plus intense, où les animateurs créent les mouvements de chaque personnage, objet et environnement, image par image. Grâce aux technologies modernes, des outils numériques comme Toon Boom Harmony ou Adobe Animate se développent et permettent de fluidifier le processus de création et d'aboutir à des projets de qualité.
4 - La post-production : les dernières retouches
A ce stade, le squelette du projet est terminé. La post-production consiste à ajouter des effets spéciaux, des ajustements de lumière et intégrer le contenu sonore (dialogues, musiques, effets sonores). C'est ici que le projet prend sa forme finale, prêt à être diffusé.
5 - La diffusion : faire connaître l’œuvre
Une fois l'animation finalisée, les opérations de marketing jouent un rôle crucial pour promouvoir le projet et lui donner la plus grande visibilité possible. Que ce soit sous forme de courts-métrages, films, séries ou contenus éducatifs, les animateurs s'appuient souvent sur des sociétés de distribution pour atteindre un public plus large.
Innovations techniques : la fluidité des images
Pour obtenir des animations de plus en plus détaillées, les animateurs exploitent les innovations en matière de FPS (Frame per second ou Frame rate). Le nombre d'images par seconde permet d'accroître la fluidité d'un média à l’œil humain. Si les premières animations tournaient autour de 12 FPS, les écrans actuels peuvent atteindre 240 FPS. Cependant l'oeil humain est capable de distinguer en moyenne 60 FPS, rendant les différences au-delà de ce seuil moins perceptibles.
Animateur 2D/3D : du crayon à l'image
L'animateur 2D/3D est au cœur de la création. Il donne vie à des personnages et des décors en créant des séquences animées, pour des films d'animation, des jeux vidéo, des publicités ou encore des sites Internet. Maîtrise des outils numériques d'animation et sens artistique sont deux compétences indispensables à l'exercice de ce métier.
Un métier accessible à différents niveaux de formation
Alliant compétences artistiques et techniques, les métiers de l'animation sont accessibles à différents niveaux de formation :
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Bac : Bacs pros avec option d'art ou de communication visuelle pluri-média ou BMA spécialités arts graphiques.
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Bac+3 : DN MADE mention animation ou Bachelors en animation.
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Bac+5 : écoles d'ingénieurs ou masters spécialisés en réalisation.
Pour découvrir toute l'offre de formation aux métiers de l'animation en Auvergne-Rhône-Alpes, consultez Côté Formations.