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Besoins en main-d'oeuvre 2026 en Auvergne-Rhône-Alpes

Article Mise à jour le 7 juillet 2026
Publié le 22 juin 2026 Mis à jour le 7 juillet 2026

Selon l'enquête Besoins en main d'oeuvre (BMO) 2026, réalisée par France Travail, le marché du travail en Auvergne-Rhône-Alpes demeure relativement dynamique, malgré un recul des intentions d’embauche. Au total, 24 % des entreprises envisagent de recruter au cours de l'année 2026.

Les intentions d'embauche, déclarées par les employeurs pour 2026, s'élèvent à 255 400 projets de recrutement, soit une diminution de 7 % par rapport à l’année précédente. Cette baisse est observée dans l’ensemble des départements de la région et dans la quasi-totalité des secteurs d'activité.
 

Qu'est ce que l'enquête BMO ?

L'enquête sur les Besoins en main-d'oeuvre (BMO) est une étude annuelle menée par France Travail afin de recueillir des informations sur les besoins de recrutement des entreprises dans les différents secteurs d'activité et bassins d'emploi.

Les territoires qui recrutent le plus

Les principaux pôles de recrutement se concentrent autour des grandes agglomérations comme Lyon, Grenoble, Clermont-Ferrand, Annecy, Chambéry, Saint-Étienne, Valence. Les bassins touristiques ou agricoles ayant une forte activité saisonnière notamment dans la Drôme, l’Ardèche, la Maurienne… enregistrent, quant à eux, un volume important de recrutement, et représentent, à eux seuls, 33 % des projets d’embauche de la région.

Les 4 secteurs qui embauchent le plus

Plusieurs secteurs concentrent une part importante des besoins et représentent plus de la moitié des intentions d’embauche (hors projets saisonniers) :

  • santé et action sociale (28 200 projets) ;
  • supports aux entreprises (nettoyage, sécurité, conseil, services spécialisés) (24 900 projets) ;
  • commerce (21 500 projets) ;
  • industrie (19 000 projets).

Les métiers les plus recherchés

Les métiers les plus demandés en Auvergne-Rhône-Alpes rejoignent les tendances observées au niveau national. Les employeurs recherchent particulièrement :

  • des aides à domicile et auxiliaires de vie (+ 11 %) ; 
  • des aides de cuisine et employés polyvalents de restauration ;
  • des aides-soignants ;
  • des agents d’entretien ;
  • des employés de libre-service (+ 17 %) ;
  • des serveurs ;
  • des infirmiers et sages-femmes.

À ces métiers s'ajoutent, au niveau régional, les assistants maternels, les auxiliaires de puériculture, assistants familiaux (+ 26 %), les conducteurs routiers (+ 5 %) et les secrétaires bureautiques.

Les métiers difficiles à pourvoir

Bien que les tensions sur le marché du travail diminuent en 2026, avec une baisse de 7 points, elles demeurent élevées. Ainsi, 48 % des intentions d’embauche sont jugées difficiles à pourvoir par les employeurs. Selon les départements, ce taux de difficulté oscille entre 42 % dans le Puy-de-Dôme et la Drôme et 59 % dans le Cantal et l’Ain.

Certains secteurs restent particulièrement concernés par ces tensions. C'est notamment le cas de la métallurgie et de l'industrie. Dans le secteur de la construction, les difficultés à recruter concernent essentiellement les maçons qualifiés et les charpentiers. Dans les domaines de la santé, du social et des services à la personne, on peine à recruter des infirmiers et sages-femmes, des aides-soignants, des formateurs, des éducateurs spécialisés et autres intervenants sociaux-éducatifs, des aides à domicile et auxiliaires de vie…

Pour en savoir plus, consulter le site France Travail.